À la demande des autorités bir­manes, une mis­sion d’expertise pluridis­ci­plinaire a été organ­isée à Yan­gon, en Bir­manie par Exper­tise France et l’Ambassade de France en Bir­manie. Denis GRANDJEAN, expert auprès de Sites & Cités remar­quables et ancien maire-adjoint de la Ville de Nan­cy, a fait par­tie de la délé­ga­tion française.

La mis­sion a rassem­blé des experts du Min­istère de l’environnement, de l’Atelier parisien d’urbanisme (APUR), de l’Agence française de développe­ment (AFD), d’Expertise France, de représen­tants du secteur privé (Bouygues, Engie, Suez…) et de Sites & Cites remar­quables, représen­tée par Denis GRANDJEAN.

La délé­ga­tion a reçu un excel­lent accueil de la part des plus hautes autorités de la ville de Yan­gon et la mis­sion a per­mis de mieux cern­er leurs attentes. Le Chief Min­is­ter de Yan­gon a été ren­con­tré. Il a mobil­isé H.E Nilar KYAW, Min­istre des trans­ports, de l’électrification et de l’industrie, H.E Naw Pan THINZAR MYO, Min­istre de l’information, H.E Aung THEIN LYNN, Maire de la Ville de Yan­gon et Min­istre du Développe­ment urbain. Un échange avec des représen­tants de la société civile a égale­ment été organ­isé. La délé­ga­tion a égale­ment ren­con­tré des parte­naires spé­cial­istes dans le domaine de l’urbanisme, bailleurs de fonds et entreprises.

Des vis­ites de ter­rain ont par ailleurs per­mis aux experts d’appréhender très con­crète­ment les prob­lé­ma­tiques aux­quelles la ville souhaite répon­dre : le trans­port flu­vial, l’aménagement des berges et la préser­va­tion du pat­ri­moine. Ces vis­ites ont fait appa­raitre un dou­ble héritage pat­ri­mo­ni­al, celui des tracés de la ville his­torique, et celui de nom­breux édi­fices, religieux, publics ou privés, cer­tains très anciens comme les pagodes, la plu­part des autres se situ­ant entre le XIXème siè­cle et les années 1970.

Des ate­liers fran­co-bir­mans per­me­t­tant d’échanger des expéri­ences sur la régle­men­ta­tion et l’intégration du pat­ri­moine dans la plan­i­fi­ca­tion urbaine pour­raient être organ­isées. Un pro­jet pilote de con­ser­va­tion du pat­ri­moine par la revi­tal­i­sa­tion socio-économique d’un quarti­er du cen­tre his­torique pour­rait égale­ment être mis à l’étude.