Ville-projet de Poundbury, voyage d’études pour les lauréats du concours « Entrées de ville »

Les représen­tants de Chorges et Can­teney-Epinard, tous deux lau­réats de la 15ème édi­tion du con­cours « Entrées de ville », ont été récom­pen­sés par une vis­ite pat­ri­mo­ni­ale des envi­rons de la ville de Pound­bury, en Angleterre. La vis­ite, accom­pa­g­née par Sites & Cités (représen­tée par Sophie Métadier, Maire de Beaulieu-Lès-Loches, et Ray­mond Vail­li­er, délégué au Pat­ri­moine et l’animation du label Ville d’Art et d’Histoire de la Réole) et Pat­ri­moine-Envi­ron­nement (représen­tée par Chris­tine Bru, admin­is­tra­trice de l’association) leur a été présen­tée par messieurs Jason Bow­er­man, respon­s­able du développe­ment immo­bili­er de la ville, Peter Lacy, respon­s­able du pro­jet Pound­bury pour le duché Corn­wall, et Blake Holt en tant que représen­tant de l’association des Rési­dents de Pound­bury. Ray­mond Vail­li­er nous a détail­lé ce voyage.

Ville-pro­jet de 400 hectares, Pound­bury naît à la fin des années 1980, lorsque le West Dorset Dis­trict Coun­cil prévoit d’étendre la ville de Dorch­ester et créer sa ban­lieue. Ce pro­jet est alors élaboré avec une volon­té d’imaginer un mod­èle urbain autonome à prox­im­ité d’une anci­enne cité marchande.
Une archi­tec­ture com­posée de colonnes grec­ques, façades russ­es, rap­pels de cités ouvrières ou d’usines anci­ennes, le tout dans un envi­ron­nement cham­pêtre util­isé pour les jeux ou les sports. Les grandes maisons côtoient les petits cot­tages, favorisant la mix­ité sociale au sein de la ville.

L’en­vi­ron­nement est large­ment pris en compte : une cen­trale de pro­duc­tion de méthane au maïs est des­tinée au chauffage des foy­ers, et l’en­tre­tien raison­né de nom­breux espaces verts est à not­er ; de plus, chaque pro­prié­taire doit assur­er la pro­preté de la rue et de son devant de porte par une société spé­cial­isée. L’é­cole est qual­i­fiée d’“éco-école” car on y sen­si­bilise les enfants, qual­i­fiés d’ambassadeurs, à l’é­colo­gie notam­ment en pro­scrivant le plas­tique de leurs usages.

Une vis­ite qui a per­mis aux mem­bres du réseau de faire con­nais­sance avec d’autres méth­odes, d’autres formes de pro­jets et d’autres manières de met­tre en avant et à prof­it l’environnement dans les préoc­cu­pa­tions patrimoniales.