Senlis

L’histoire de France se con­fond avec celle du Pays de Sen­lis à Ermenonville. Augus­tom­a­gus qui devien­dra Sen­lis, se développe dès le 1er siè­cle au croise­ment de plusieurs axes routiers importants.

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Maire : Pas­cale LOISELEUR
Mairie de Senlis
3, place Hen­ri IV
60300 SENLIS
Tél : 03 44 53 00 80
mairie@ville-senlis.fr
www.ville-senlis.fr
Élue référente :
Pas­cale LOISELEUR, Maire de Senlis
pascaleloiseleur@ville-senlis.fr
Pro­fes­sion­nel référent :
Sébastien PORCHERET, Ani­ma­teur de l’ar­chi­tec­ture et du patrimoine
pah@ville-senlis.fr

Pas de ressources actuelle­ment.

L’histoire en bref

Réputée pour la sûreté que lui pro­cure son enceinte édi­fiée au IIIe siè­cle, actuelle­ment con­servée, la cité voit l’élection d’Hugues Capet en 987. L’action con­juguée de la couronne et du pou­voir religieux, mar­que durable­ment la struc­ture du ter­ri­toire, sur lequel les sou­verains mul­ti­plient les réal­i­sa­tions et les fon­da­tions religieuses (Chapelle royale Saint-Fram­bourg et Abbaye Saint-Vin­cent au XIe siè­cle, recon­struc­tion du palais roy­al et de la cathé­drale au XIIe siè­cle, prieuré Saint-Mau­rice au XII­Ie siè­cle…). A Mont‑l’Évêque, le Chance­li­er Guérin, Garde des sceaux de Philippe Auguste, héros de la bataille de Bou­vines, fixe la rési­dence d’été des Évêques de Sen­lis, sur le site de l’actuel château. Le ter­ri­toire est un lieu de vil­lé­gia­ture prisé de la Couronne. Les forêts d’Halatte et d’Ermenonville sont des ter­rains de choix pour les chas­s­es royales, tan­dis que l’abbaye de Chaalis fondée en 1137 par Louis VI accueille régulière­ment les sou­verains. A par­tir des XVIe et XVI­Ie siè­cles, les sièges du pou­voir se dépla­cent à Paris et les séjours roy­aux se raré­fient. Appré­cié des artistes, le ter­ri­toire reste au cen­tre d’une vie intel­lectuelle intense. Vers 1544 le pein­tre ital­ien Le Pri­mat­ice réalise pour le car­di­nal Hyp­poly­te d’Este, abbé com­men­dataire de Chaalis, la fresque de la chapelle Sainte-Marie. Invité à Ermenonville par le Mar­quis de Girardin, Jean-Jacques Rousseau y décède en 1788. Il reste inhumé dans le parc du château jusqu’en 1794. Son céno­taphe, tou­jours présent sur l’Île des Peu­pli­ers, devient un lieu de pèleri­nage de portée européenne dès la fin du XVI­I­Ie siècle. Au XIXe siè­cle, Madame de Vatry invite régulière­ment Théophile Gau­thi­er et Gérard de Ner­val dans son domaine de Chaalis, tan­dis qu’à Val­genceuse, près de Sen­lis, la Mar­quise de Giac reçoit Alfred de Vigny, Alexan­dre Dumas père, et fils qui écrit au sujet du domaine : “Si vous sortez de Sen­lis par la porte de Sois­sons, […] vous arriverez à un ravis­sant château qu’on nomme Val­genceuse, et qui est une minia­ture du par­adis terrestre”.

Politique patrimoniale, label, procédures et outils

Hormis le développe­ment d’animations et d’ateliers pat­ri­moine, la Ville de Sen­lis et les com­munes du Pays d’art et d’histoire de Sen­lis à Ermenonville tra­vaille en parte­nar­i­at avec l’Architecte des Bâti­ments de France et le Parc Naturel Région­al Oise-Pays de France essen­tielle­ment sur la préser­va­tion d’un envi­ron­nement priv­ilégié et sur la qual­ité du bâti dans le Secteur Sauve­g­ardé de la Ville de Sen­lis – Site Pat­ri­mo­ni­al Remar­quable et les périmètres Mon­u­ments His­toriques dans les com­munes du Pays d’art et d’histoire. Après 40 ans, les effets du secteur sauve­g­ardé de Sen­lis sont bien vis­i­bles en cen­tre-ville, notam­ment au tra­vers des façades resti­tuées avec des matéri­aux et savoir-faire tra­di­tion­nels, des devan­tures de com­merces « à l’ancienne », et des enseignes pit­toresques, mais aus­si dans les dif­férentes opéra­tions de restau­ra­tion des mon­u­ments his­toriques, publics et privés. Par­mi les pre­miers secteurs sauve­g­ardés de France, sous l’impulsion d’André Mal­raux, la ville a depuis été nom­mée ville d’Art, et fait par­tie depuis 2015 du Pays d’art et d’histoire de Sen­lis à Ermenonville. Le pat­ri­moine peut être vécu comme une con­trainte par les habi­tants qui sont les pre­miers pro­mo­teurs de sa sauve­g­arde. Sen­si­bilis­er, informer, plaider pour une meilleure prise en compte des prob­lé­ma­tiques de préser­va­tion est essen­tiel à la péren­nité de villes telles que Sen­lis. Ces objec­tifs sont le fonde­ment de l’action à Sen­lis et aujourd’hui dans le Pays d’art et d’histoire.

OUTILS DE PROTECTION OU DE GESTION DU PATRIMOINE

Sen­lis dis­pose d’un secteur sauve­g­ardé de 42 ha depuis 1965, d’un PSMV, d’un PLU depuis 2013 et d’un Règle­ment Local de Pub­lic­ité depuis 1985, en cours de révi­sion (en tant que com­mune en Site Inscrit et Parc Naturel Région­al, la pub­lic­ité y est inter­dite). Une AVAP est en cours d’étude. La ville et les com­munes du PAH de Sen­lis à Ermenonville font par­tie du site inscrit de la Val­lée de la Nonette et du Parc Naturel Région­al Oise-Pays de France. Le périmètre du Pays d’art et d’histoire com­porte plusieurs sites Natu­ra 2000 et des espaces pro­tégés par des Zones Naturelles d’In­térêt Ecologique Fau­nis­tique et Floris­tique (ZNIEFF), plus par­ti­c­ulière­ment en forêt d’Ermenonville. La com­mune d’Ermenonville est cer­ti­fiée PEFC.

PROJETS URBAINS

La Ville de Sen­lis a une poli­tique de renou­velle­ment urbain et d’accompagnement aux pro­jets favorisant une offre de loge­ments diversifiés. Ain­si, elle développe un Eco­Quarti­er de 16 hectares autour de l’ancienne gare, sur des frich­es fer­rovi­aires et d’activités, à prox­im­ité du cen­tre-ville his­torique avec env­i­ron 600 loge­ments pro­jetés, des com­merces de prox­im­ité et des équipements struc­turants le long d’une voie verte. Des espaces publics requal­i­fieront un espace urbain délais­sé, à la charnière entre zone d’activités et centre-ville. Une pre­mière tranche démarre en 2017, pour une livrai­son en 2019 de 117 loge­ments, un park­ing pub­lic de 150 places et une crèche col­lec­tive de 40 berceaux. La volon­té de favoris­er l’émergence de loge­ments inter­mé­di­aires bien inté­grés dans leur envi­ron­nement a égale­ment con­duit la munic­i­pal­ité à lancer un pro­jet d’habitat par­tic­i­patif sur un ter­rain mis à dis­po­si­tion par la commune. Le PLU a été mis en révi­sion pour être mis en com­pat­i­bil­ité avec la loi Grenelle II.

PROGRAMMES D’ACTIONS LIÉS AU CADRE DE VIE ET AU DÉVELOPPEMENT DURABLE

Alli­er le développe­ment économique au développe­ment durable est au cœur de l’action munic­i­pale, le bassin d’emploi de Sen­lis étant le 4e pôle d’emplois de l’Oise : requal­i­fi­ca­tion de la zone d’activités his­torique de la ville de près de 60 ha (ZAE Sen­lis Sud Oise), développe­ment de 35 ha d’activités en entrée de ville, mais aus­si restruc­tura­tion du quarti­er Orden­er, ancien site mil­i­taire de 10 ha devenu depuis 2014 le Cen­tre Européen d’Excellence en Bio­mimétisme de Sen­lis (CEEBIOS). Sur le plan des éner­gies renou­ve­lables, la com­mune a accom­pa­g­né un pro­jet de créa­tion d’une unité de méthani­sa­tion, qui va per­me­t­tre d’injecter dès 2017 du biogaz dans le réseau de GRDF.

BÂTI ANCIEN ET DÉVELOPPEMENT DURABLE

Des aides com­mu­nales sur les réha­bil­i­ta­tions en cen­tre-ville Secteur Sauve­g­ardé, la mobil­i­sa­tion d’un archi­tecte con­seil spé­cial­iste du pat­ri­moine ancien, comptent au nom­bre des actions spé­ci­fiques pour le bâti ancien.

AUTRES “LABELS”

  • Le ter­ri­toire est mem­bre du “Parc Naturel Région­al Oise — Pays de France”
  • Inscrit en total­ité au “site inscrit de la Val­lée de la Nonette”

Valorisation et animation de l’architecture et du patrimoine

EXTENSION DU LABEL “VILLE D’ART ET D’HISTOIRE” EN “PAYS D’ART ET D’HISTOIRE”

Sen­lis, Mont‑l’Evêque, Fontaine-Chaalis et Ermenonville font par­tie du Pays d’art et d’histoire de Sen­lis à Ermenonville.

PROJET DE CIAP

Des pistes ont été étudiées au cours de la phase d’élaboration du dossier de candidature.

VALORISATION DU PATRIMOINE PAR LE NUMÉRIQUE

Depuis 2015, la Ville de Sen­lis réalise en parte­nar­i­at avec la Société d’Histoire et d’Archéologie de Sen­lis et la fil­iale de l’UTC de Com­piègne « UTeam » une maque­tte 3D de la Ville au XII­Ie siè­cle. Inté­grant le cen­tre et les faubourgs, avec des décli­naisons par­tielles sur les péri­odes des XII­Ie, XVI­I­Ie et XXIe siè­cles. Dans ce cadre, une numéri­sa­tion a été effec­tuée sur la cathé­drale ain­si que des relevés pho­togram­métriques sur plusieurs bâti­ments de la ville. A terme, cette maque­tte pour­ra se déclin­er sur des tables tac­tiles, des tablettes, un site web, des appli­ca­tions sur smart­phone, ou par le biais d’un seri­ous game…

EXPOSITIONS

Les com­munes et les sites du pays d’art et d’histoire sont ani­més par une pro­gram­ma­tion cul­turelle très active. Out­re leurs col­lec­tions per­ma­nentes qui abri­tent aus­si bien les ex-voto du tem­ple de la forêt d’Halatte que les tenues de Véner­ie des Princes de Condé, ou les tableaux de Séraphine Louis et Thomas Cou­ture les trois musées de Sen­lis (Musée d’art et d’archéologie, Musée de la Véner­ie, Musée des spahis, accueil­lent plusieurs expo­si­tions tem­po­raires par an. En 2017, les Musées de Sen­lis et l’abbaye de Chaalis prê­tent des œuvres pour l’exposition « Les Heures Ital­i­ennes » organ­isée dans l’ensemble des musées de la région Haut-de-France. L’abbaye de Chaalis abrite les objets d’art achetés par Nélie Jacque­mart et son mari lors de leurs nom­breux voy­ages autour du monde, et lors des ventes Murat. En 1902, Nélie Jacque­mart (1841–1912), veuve du ban­quier Édouard André, achète le domaine et y fait dis­pos­er une par­tie de ses excep­tion­nelles œuvres d’art, l’autre étant présen­tée dans son hôtel parisien du boule­vard Hauss­mann qui devien­dra par la suite l’autre musée Jacque­mart-André. À sa mort en 1912, elle lègue tous ses biens dont le domaine et les col­lec­tions de Chaalis, à l’Institut de France qui en 1924, y dépose le fonds « Jean-Jacques Rousseau » du comte Fer­nand de Girardin. Celui-ci est présen­té à l’abbaye de Chaalis dans l’Espace Jean-Jacques Rousseau qui accueille les sou­venirs du philosophe. A Ermenonville, le Cen­tre Cul­turel de Ren­con­tre Jean-Jacques Rousseau con­serve l’âme du jardin amé­nagé par le mar­quis de Girardin à la fin du XVI­I­Ie siè­cle et est le lieu d’une pro­gram­ma­tion cul­turelle pluridis­ci­plinaire. Qu’il s’agisse d’un pro­gramme d’astronomie, d’un spec­ta­cle de danse sur la prairie Arca­di­enne, d’un livre, d’une pho­togra­phie, d’un texte lit­téraire, d’un jeu de société, d’une cueil­lette botanique ou d’un ate­lier philosophique, qu’on y apprenne à tailler des pier­res, à jouer à l’arc ou qu’on y tienne une con­férence, chaque con­tri­bu­tion rap­pelle l’au-delà d’une prom­e­nade d’agrément. Les eaux du lac qui y reflè­tent pais­i­ble­ment le ciel, pro­posent un miroir ten­du pour nous sen­tir dans notre com­plé­tude d’humain : intel­li­gent, socia­ble, joueur, sportif, poète, porté naturelle­ment vers la trans­mis­sion comme la pen­sée, sen­si­ble corps et âme.

AUTRES ACTIONS DE MÉDIATION ET D’INTERPRÉTATION DU PATRIMOINE

La Ville de Sen­lis, et depuis 2017, le Pays d’art et d’histoire de Sen­lis à Ermenonville, met­tent à dis­po­si­tion des enseignants et des pro­fes­sion­nels du secteur socio-édu­catif un guide des activ­ités cul­turelles des­tinées aux jeune pub­lic, pro­posées par les étab­lisse­ments et acteurs cul­turels du ter­ri­toire. En marge de leurs expo­si­tions per­ma­nentes, les Musées de Sen­lis pro­posent égale­ment des con­férences et des actions de décou­verte comme les « Jeud­is de l’art » ou le cycle « l’objet de la sai­son » qui met en valeur les col­lec­tions issues des réserves. Les Musées par­ticipent égale­ment à l’opération « La classe, l’œuvre ! » qui per­met aux élèves des étab­lisse­ments sco­laires de présen­ter des pro­duc­tions au Musée, lors de la nuit des Musées. La Bib­lio­thèque Munic­i­pale de Sen­lis met égale­ment à l’honneur, plusieurs fois par an, les col­lec­tions issues de sa réserve pré­cieuse, dans le cadre du cycle d’expositions « La bib­lio­thèque sort de sa Réserve… ». La Ville de Sen­lis organ­ise plusieurs événe­ments chaque année dont le fes­ti­val « Sen­lis fait son théâtre » chaque print­emps, et à l’automne, le fes­ti­val « Sen­lis mène la danse ». La ville est égale­ment au ren­dez-vous lors des grands événe­ments cul­turels (Journées du pat­ri­moine, Journées de l’archéologie, nuit des musées…). L’abbaye de Chaalis pro­pose les ate­liers des par­fums. Organ­isés par le ser­vice péd­a­gogique de Chaalis avec la par­tic­i­pa­tion de la Fon­da­tion Yves Rocher-Insti­tut de France, les ate­liers des par­fums per­me­t­tent de décou­vrir quelques secrets des fra­grances et surtout de réalis­er des eaux de par­fums que les juniors voire les seniors peu­vent emporter. Une expo­si­tion per­ma­nente sur l’his­toire des par­fums et sur l’ex­trac­tion des matières à par­fums com­plète cette approche orig­i­nale du cinquième sens. Le ser­vice cul­turel peut prêter des pan­neaux d’ex­po­si­tion sur ce thème. Chaque 2e week­end de juin, l’abbaye de Chaalis organ­ise les Journées de la Rose. Experts et jar­diniers en herbe peu­vent y décou­vrir les con­seils avisés des meilleurs spé­cial­istes du monde végé­tal et d’artisans pas­sion­nés. Mise à l’honneur par plus de 100 exposants hor­tic­ul­teurs, pépiniéristes, rosiéristes, artistes ou arti­sans, la rose y est présen­tée dans ses moin­dres détails, au sein du cadre de l’abbaye de Chaalis et de sa roseraie. Le Parc Jean-Jacques Rousseau est le pre­mier parc paysager de France, Mon­u­ment his­torique, il pro­pose 60 hectares de prairies, de riv­ières, de coteaux, de forêts, de petits mon­u­ments, d’écri­t­ures gravées… mais il est aus­si un jardin à vivre. De mai à sep­tem­bre, le parc vous pro­pose de suiv­re des vis­ites thé­ma­tiques, de suiv­re un con­teur sur les traces de fig­ures mythologiques qui habitent le lieu, ou de jouer pais­i­ble­ment près de sa buvette cham­pêtre au passe-trappe ou au jeu de la grenouille. Les pre­miers dimanch­es du mois, vous pour­rez égale­ment y faire du can­o­tage, vous ini­ti­er à la pêche, au tir à l’arc ou encore au jardinage… Nom­bre d’événements ponctuent égale­ment la belle sai­son (La Phi­lo en short, les Nuits des étoiles, le Fes­ti­val des fabriques… Le parc pro­pose égale­ment chaque année à l’automne, les ate­liers « Savoirs et faire ». « Observez la nature, et suiv­ez la route qu’elle vous trace », tel est le principe de l’Émile, dans lequel Rousseau prône l’expérience et l’observation, le tra­vail manuel et l’exercice physique. Fidèle à cet esprit, le Parc Rousseau se mue pour quelques jours en éco­musée d’exception à l’air libre, avec des inter­venants excep­tion­nels qui fer­ont le bon­heur des familles comme des adultes. Appren­dre des tech­niques anci­ennes de chas­se, de pêche, savoir utilis­er les ressources végé­tales et celles de la terre pour faire des encres, des tein­tures, des instru­ments, de la poterie, ou encore allumer un feu sans allumettes ni bri­quets. Ici, les savoirs hérités de cen­taines d’années de pra­tique sont trans­mis par des inter­venants passionnés.

Tourisme patrimonial

Le Pays d’art et d’histoire de Sen­lis à Ermenonville et les offices de tourisme du ter­ri­toire tra­vail­lent en étroite col­lab­o­ra­tion pour éla­bor­er le con­tenu des vis­ites guidées et des ate­liers pro­posés par l’Office de tourisme. L’animateur de l’architecture et du pat­ri­moine encadre l’équipe des guides con­férenciers, assure leur for­ma­tion, par­ticipe à leur recrute­ment et valide le con­tenu des vis­ites et ateliers. Tourné vers une démarche active de tourisme cul­turel, le Pays d’art et d’histoire tra­vaille en étroite col­lab­o­ra­tion avec l’Office du tourisme et les acteurs cul­turels et asso­ci­at­ifs du ter­ri­toire pour pro­pos­er des for­mats de vis­ite orig­in­aux et des out­ils ludiques de décou­verte du patrimoine. Le Pays d’art et d’histoire et l’Office de tourisme pro­posent d’ores et déjà des vis­ites théâ­tral­isées ani­mées par des fig­u­rants cos­tumés (vis­ite con­sacrée au ciné­ma à Sen­lis, à la décou­verte des insti­tu­tions com­mu­nales au XII­Ie siè­cle) et de nou­veaux for­mats sont à l’étude avec le développe­ment d’une vis­ite guidée à vélo et à la journée sur l’ensemble du ter­ri­toire, une décou­verte du cen­tre ancien ani­mée par une chanteuse lyrique, la mise en place ponctuelle de vis­ites guidées à bord des bus et navettes de la ville…

Coopération internationale

La ville de Sen­lis est jumelée avec les Villes de :
  • Mon­tale – Italie
Cette cité toscane, située à prox­im­ité de Flo­rence, est jumelée avec Sen­lis depuis 1999. Cette alliance entre nos deux villes est née d’échanges sco­laires qui se sont inten­si­fiés et diver­si­fiés au fil des ans. Une Ital­i­enne de Mon­tale habi­tant Sen­lis et recher­chant une cor­re­spon­dante pour sa fille, a créé des liens entre les deux villes par des échanges entre les écoles. Ces liens enrichis avec d’autres échanges, ont con­duit à la sig­na­ture d’un Jume­lage qui a per­mis la pour­suite et le développe­ment de l’ami­tié entre Sen­lis et Mon­tale. Les Ital­iens nous ren­dent régulière­ment vis­ite. En sym­bole de paix et d’amitié, le Maire de Mon­tale a plan­té dans la cour de l’Hôtel de Ville de Sen­lis un mag­nifique olivier.
  • Lan­gen­feld – Allemagne
Cette ville de Rhé­nanie, située à 29 km de Cologne, est la ville dont le jume­lage avec Sen­lis est le plus ancien. Ce pacte d’amitié qui date de 1969 con­tribua à sceller la réc­on­cil­i­a­tion fran­co-alle­mande. Plus roman­tique, c’est d’une his­toire d’amour entre une jeune Sen­lisi­enne et un jeune Alle­mand qu’est né ce rap­proche­ment. Depuis, les échanges (lin­guis­tiques, cul­turels, sportifs…) n’ont pas tari.
  • Kiev – Petch­er­sk – Ukraine
Anne de Kiev, épouse d’Hen­ri 1er, fit bâtir à Sen­lis l’ab­baye Saint-Vin­cent en 1065. La stat­ue, ornant une entrée de la ville, rap­pelle son impli­ca­tion dans l’his­toire sen­lisi­enne. Cet acte scel­la l’ami­tié fran­co-ukraini­enne, récem­ment hon­orée par un jume­lage avec Petch­er­sk, quarti­er his­torique de Kiev, en 2005. Le Comité de Jume­lage de Sen­lis dis­pose d’une sec­tion jeunes très active avec des activ­ités annuelles :
  • Les ren­con­tres inter­na­tionales de la jeunesse : Tous les étés, chaque ville parte­naire reçoit 4 jeunes de Sen­lis, Lan­gen­feld, Mon­tale et Petchersk.
  • Le prix Lan­gen­feld : Tous les ans le Comité de Jume­lage récom­pense les élèves les plus motivés des class­es d’alle­mand pre­mière langue des 3 col­lèges de Senlis.
  • Un pro­jet en cours : Pro­pos­er des stages pro­fes­sion­nels entre villes jumelées.

EXPÉRIENCE

Restau­ra­tion de l’église Saint-Pierre L’église Saint-Pierre con­stitue la plus impor­tante église parois­siale de la Ville, à la charge de la com­mune, tout comme la cathé­drale. Reposant sur des fon­da­tions car­olingi­en­nes, l’édifice a con­servé un clocher du XIe siè­cle, repris en sous œuvre, aug­men­té d’un étage et coif­fé d’une flèche de pierre à huit pans, au XVe siè­cle. Le chœur est repris au XII­Ie siè­cle et des chapelles latérales sont adjointes vers 1530. Au début du siè­cle, le por­tail est repris dans le style flam­boy­ant par le grand archi­tecte Mar­tin Cham­biges, dont la présence est attestée à Sen­lis en 1515.Vers 1590, l’église est aug­men­tée d’un sec­ond clocher, un cam­panile agré­men­té d’abondantes sculp­ture Renais­sance. Par­mi ces stat­ues, des représen­ta­tions de Saint-Pierre, de Saint Paul… le bla­son épis­co­pal. L’ensemble est coif­fé d’une coupole som­mi­tale sur­mon­tée d’une croix. L’église est désaf­fec­tée et ven­due comme bien nation­al en 1992, elle accueille suc­ces­sive­ment une fab­rique de chicorée, un escadron de cav­a­lerie, un mag­a­sin de four­rage, avant d’être ren­due à la ville en 1877 et d’être trans­for­mée en marché cou­vert. L’édifice est classé au titre des mon­u­ments his­toriques en 1887. Suite à la cat­a­stro­phe aéri­enne du 3 mars 1974, l’église est util­isée comme chapelle ardente pour les vic­times et n’accueillera plus jamais de marché. Elle devient alors une salle poly­va­lente jusqu’aux travaux de restau­ra­tion engagés en 2009. Cette restau­ra­tion achevée au print­emps 2017 a vu la requal­i­fi­ca­tion com­plète de l’espace Saint-Pierre et com­porté quelques opéra­tions spec­tac­u­laires comme le démon­tage com­plet et le stock­age de la flèche du clocher roman, la restau­ra­tion du cam­panile qui a vu la redé­cou­verte de nom­breux graf­fi­tis, le débouchages d’anciennes baies murées dans les chapelles latérales et la remise en lumière de la façade Cham­biges. Les travaux de con­for­t­a­tion et la resti­tu­tion de la flèche avec la créa­tion d’un ate­lier de taille de pierre sur le chantier auront néces­sité 4200 heures de travail. Les travaux ont été ponc­tués d’opérations de médi­a­tion régulières menant le pub­lic à la décou­verte des dif­férents corps de métiers et des tech­nolo­gies mobil­isées sur le chantier. L’église Saint-Pierre offre aujourd’hui un cadre priv­ilégié pour accueil­lir évène­ments var­iés et des man­i­fes­ta­tions de pres­tige au cœur du cen­tre ancien de Sen­lis (sémi­naires, salons, conférences…).