Beaulieu-lès-Loches

Beaulieu-lès-Loches est située à 40 km au sud-est de Tours et fait par­tie du Pays Touraine Côté Sud. Son ter­ri­toire s’étend sur seule­ment 388 hectares et sa pop­u­la­tion est de 1720 habi­tants. Située sur la rive droite de l’Indre, la ville n’est dis­tante que d’un kilo­mètre du cen­tre de Loches. Une qua­si con­ti­nu­ité du bâti s’est dévelop­pée le long de la route qui relie les deux com­munes et tra­verse le val inond­able de l’Indre.

Photos
Plan de situation
Contacts
Ressources

Maire : Sophie MÉTADIER
Mairie
Place du Maréchal Leclerc
37600 Beaulieu-lès-Loches
Tél : 02 47 91 94 94
mairie.beaulieu37@wanadoo.fr
www.beaulieulesloches.eu
Respon­s­able local du projet :
Michelle COURNARIE, 1ère Adjointe
mbg­cournar­ie@wanadoo.fr

Pas de ressources actuelle­ment.

L’histoire en bref

Le poten­tiel touris­tique est immense car la ville a un riche passé his­torique et de nom­breux édi­fices ou mon­u­ments classés.

La com­mune occupe une étroite bande d’éboulis cal­caires qui s’étend entre un plateau boisé et la val­lée de l’Indre. Sa fon­da­tion peut être fixée à 1007, alors que le Comte d’Anjou, Foulques Nerra, inau­gure l’église, future abbaye béné­dic­tine de la Sainte-Trinité.

Grâce aux priv­ilèges accordés à l’abbaye, qui dépend directe­ment du roi et du pape, la pop­u­la­tion aug­mente rapi­de­ment. Au début du 13e siè­cle trois paroiss­es dont créées : Saint-Pierre, Saint-Lau­rent et Saint-André. Ces paroiss­es sub­sis­tent jusqu’à la révo­lu­tion. Mal­gré les rav­ages de la guerre de Cent ans et les pil­lages des guer­res de reli­gion, l’activité agri­cole et arti­sanale se main­tient au cours des siè­cles suiv­ants, surtout dans le domaine de la cul­ture maraîchère, la fab­ri­ca­tion et le com­merce des draps. Pen­dant la Révo­lu­tion les paroiss­es sont sup­primées et leurs églis­es ven­dues comme biens nationaux. Seule sub­siste alors l’église abba­tiale, désignée sous le voca­ble « Saint-Pierre et Saint-Paul » qu’elle a con­servé à ce jour. Au 19e siè­cle, le com­merce des draps dis­paraît pro­gres­sive­ment, rem­placé par le tra­vail du cuir qui occa­sionne la créa­tion de nom­breuses tan­ner­ies. La cul­ture des champignons de couche fait son appari­tion en 1860 et per­dure jusqu’à 1970.

La prise de con­science de la valeur du pat­ri­moine et la volon­té de le restau­r­er ne datent que du 20e siècle.

La ville compte une ving­taine d’édifices ou de sites classés dont 12 mon­u­ments his­toriques protégés :

Anci­enne abbaye de la Trinité, anci­enne mal­adrerie, anci­enne église Saint-Lau­rent, bâti­ment dit Mai­son des Tem­pli­ers, Crom­lech de la Croix Bon­nin (mégalithe), deux maisons du 16e siè­cle, église abba­tiale Saint-Pierre et Saint-Paul, mai­son dite du Pilori ou de la jus­tice, mai­son dite du Prieur, mai­son du 15e siè­cle, Tour Chevaleau mais aus­si les grandes caves du 11e siè­cle en tuffeau, les rem­parts avec tours d’angle des 14e et 15e siè­cles, le logis dit d’Agnès Sorel du 15e, la mai­son du gre­nier à sel de la fin du 12e, l’ancien relais de poste des 15e et 16e siè­cles, les fenêtres géminées faisant par­tie du cou­vent des Viantais­es, les anci­ennes bou­tiques d’artisans de la sec­onde moitié du 15e siè­cle, l’hôtel Suzor du 17e, l’ancienne abbaye béné­dic­tine dev­enue aujourd’hui l’hôtel de Ville du 18e siè­cle et bien d’autres.

Mais aus­si le jardin des Viantais­es, la prom­e­nade le long du canal con­stru­it par les moines, les anciens lavoirs, le moulin de l’Aumônier ou les loges de vignes. Sans oubli­er la flâner­ie dans les rues de Beaulieu, ‑aux noms sou­vent évo­ca­teurs comme la rue frotte bottes ou la rue chaude- qui per­met de décou­vrir de sur­prenants logis, des détails d’architecture, de somptueux murs, émou­vants témoins de la richesse de la ville.

Le cen­tre his­torique de Beaulieu-lès-Loches, comme décrit ci-dessus, est con­sti­tué d’un bâti ancien de grande qual­ité, générale­ment implan­té en ordre con­tinu le long des rues, d’une hau­teur rel­a­tive­ment con­stante et présen­tant des car­ac­téris­tiques archi­tec­toniques rel­a­tive­ment homogènes quelle que soit l’époque de con­struc­tion de ces bâtiments.

La grande qual­ité de ce bâti, la qual­ité de son inscrip­tion dans l’environnement urbain et paysager, notam­ment la val­lée et les canaux ou les fronts de coteaux per­cés de caves, sont les raisons essen­tielles de la néces­sité de le préserv­er et de le met­tre en valeur.

C’est la rai­son pour laque­lle la munic­i­pal­ité actuelle a décidé de définir une Zone de Pro­tec­tion du Pat­ri­moine Archi­tec­tur­al, Urbain et Paysager- ZPPAUP- pour main­tenir l’équilibre exis­tant tout en per­me­t­tant une adap­ta­tion du bâti aux con­di­tions de vie actuelles.