Jeudi 28 novembre 2019 a eu lieu à Aix-en-Provence la ren­contre régio­nale Patrimoines et revi­ta­li­sa­tion des ter­ri­toires”. Rassemblant élus et pro­fes­sion­nels du patri­moine et de l’ur­ba­nisme, la jour­née a été l’oc­ca­sion d’a­na­ly­ser les outils et stra­té­gies dis­po­nibles, étu­dier les avan­tage de la valo­ri­sa­tion tou­ris­tique des ter­ri­toires et pré­sen­ter le pro­jet « 20 pro­jets pour 2020 » en par­te­na­riat avec la Banque des Territoires.

Marylise Ortiz, direc­trice de Sites & Cités remar­quables de France, explique dans le jour­nal par­te­naire de la ren­contre TPBM Semaine Provence les enjeux de cette jour­née.

Le patrimoine moteur de la revitalisation des centres-villes ?

TPBM : Quel est l’ob­jet de l’as­so­cia­tion Sites & Cités remar­quables de France ?
Marylise Ortiz : L’association a été créée en 2000 à l’i­ni­tia­tive de par­le­men­taires et d’é­lus locaux — Jean Rouger, Martin Malvy, Michel Bouvard et Yves Dauge — pour regrou­per les villes et pays signa­taires de la conven­tion « Ville et Pays d’art et d’his­toire » ain­si que les villes et leurs grou­pe­ments por­teurs d’un sec­teur pro­té­gé aujourd’­hui appe­lé « Sites patri­mo­niaux remar­quables ». L’association pré­si­dée par Martin Malvy [ancien pré­sident de la région Midi-Pyrénées, NDLR] compte aujourd’­hui près de 270 membres, un réseau qui ras­semble envi­ron 1 800 com­munes de toute taille, de Paris au petit vil­lage de 300 habi­tants. L’association est à la fois un lieu d’é­changes d’ex­pé­riences et de bonnes pra­tiques sur les enjeux croi­sant patri­moine et urba­nisme et un centre de res­sources et de conseils des col­lec­ti­vi­tés pour les accom­pa­gner dans la défi­ni­tion de leurs poli­tiques patri­mo­niales.

Enfin, Sites & Cités se fait le relais des col­lec­ti­vi­tés auprès des ins­tances natio­nales tout en déve­lop­pant par­te­na­riats et échanges avec les autres acteurs du patri­moine : l’Association des régions de France, l’Association des petites villes de France, l’Unesco, l’Association des maires de France ou encore la Fondation du patri­moine.

 

La ren­contre aixoise* aura pour fil rouge le lien entre patri­moine et revi­ta­li­sa­tion des centres-villes. Comment conju­guer pré­ser­va­tion des vieilles pierres et attrac­ti­vi­té éco­no­mique ?
La péri­ur­ba­ni­sa­tion et son coro­laire, l’au­to­mo­bi­li­té, montrent leurs limites. Les cœurs de villes ont long­temps souf­fert de ce phé­no­mène cen­tri­fuge. Le gou­ver­ne­ment sou­haite inver­ser la ten­dance avec le pro­gramme natio­nal « Action cœur de villes ». Pour les villes qui ont un centre his­to­rique, l’é­qua­tion est com­plexe : il faut revi­ta­li­ser le centre en réha­bi­li­tant à la fois l’es­pace public et le bâti tout en essayant de faire reve­nir les habi­tants. Cette stra­té­gie met en jeu plu­sieurs poli­tiques urbaines : le trai­te­ment de l’es­pace, l’ha­bi­tat, la mobi­li­té, l’é­co­no­mie, la culture… Le centre est au confluent d’en­jeux mul­tiples. Des outils, qu’il suf­fit de mobi­li­ser avec méthode, existent. Cela implique de bien connaître l’ar­se­nal régle­men­taire et opé­ra­tion­nel. C’est l’ob­jec­tif de jour­nées comme celle qui se dérou­le­ra à Aix ce 28 novembre.