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Maire : Joël GULLON

Rue de l’hôtel de ville

38 260 La Côte Saint-André

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Élus réfé­rents :

Christiane CLUNIAT, adjointe à la culture

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Daniel GERARD, adjoint au Patrimoine et aux tra­vaux

daniel.gerard@lacotesaintandre.fr

Professionnelle réfé­rente :

Agnès PERIGAULT, DGS

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LA COTE SAINT ANDRE

La situa­tion pri­vi­lé­giée de la com­mune dans une vaste plaine a sans doute favo­ri­sé très tôt une implan­ta­tion humaine : traces de décou­page cadas­tral romain, ves­tiges de struc­tures légères d’habitat.

L’histoire en bref

C’est seule­ment à par­tir de l’an 1000 que des docu­ments men­tionnent la paroisse de La Côte-Saint-André alors nom­mée « Villa Cotonacum ». Les moines de l’ordre de St-Ruf construisent une
église et un prieu­ré.

Au XIIIème siècle, la ville prend réel­le­ment nais­sance avec la construc­tion des for­ti­fi­ca­tions, de la halle, du châ­teau et le creu­se­ment du canal du Biel. Elle se déve­loppe ensuite jusqu’au XVème siècle autour des deux pôles que consti­tuent le prieu­ré et la halle. Jusqu’au XVIIIème siècle ces deux pôles se rejoignent pro­gres­si­ve­ment.

Les rem­parts sont détruits pen­dant les guerres de reli­gion, mais leur péri­mètre concentre le déve­lop­pe­ment urbain jusqu’au XIXème siècle, avec le déve­lop­pe­ment de fau­bourgs le long des ave­nues Camille-Rocher, Aristide Briand et de la rue du com­man­dant Julhiet.

Avec l’industrialisation, de nom­breuses usines naissent dans le centre bourg et les fau­bourgs proches autour du Canal du Biel dont elles uti­lisent l’énergie hydrau­lique pour fonc­tion­ner. Au sud du bourg, extra­mu­ros, se construisent de grandes pro­prié­tés avec vil­las et parcs, appar­te­nant aux familles aisées déte­nant les prin­ci­pales usines notam­ment la famille Rocher et sa fabrique de liqueurs.

Dans la plaine, de petits noyaux urbains se déve­loppent le long du che­min des Meunières et à l’extrémité de la rue Victor Hugo. Ce n’est qu’au milieu des années soixante avec la rési­dence du Ponal que débute la construc­tion de la ville sud décon­nec­tée de la ville médié­vale.

Durant la même période se déve­loppent les grands équi­pe­ments au Pré de la Chère : col­lège et lycée agri­cole. L’habitat se déve­loppe alors prin­ci­pa­le­ment depuis les années 70 sans cou­ture urbaine avec la ville médié­vale.

Politique patrimoniale, labels, procédures et outils

Dès 2007, les élus de la com­mune ont réflé­chi à la mise en place d’une ZPPAUP, la démarche s’est concré­ti­sée par la mise en place d’une AVAP en 2013.

L’occupation ancienne du ter­ri­toire par les hommes a lais­sé de nom­breuses traces.

Ainsi, 25 enti­tés archéo­lo­giques sont recen­sées et loca­li­sées dans la plu­part des sec­teurs habi­tés de la com­mune. La pro­tec­tion de ce patri­moine, connu et à décou­vrir, consti­tue une don­née à inté­grer dans toute opé­ra­tion de construc­tion et fait l’objet de 6 zones archéo­lo­giques de sai­sine afin que  puissent être édic­tées des pres­crip­tions d’archéologie pré­ven­tive.

Par ailleurs, 11 édi­fices béné­fi­cient d’une pro­tec­tion des Monuments Historiques :

  • au titre de monu­ments clas­sés : la Halle (depuis 1925), le Château dit Louis XI (depuis 1945), la mai­son natale de Berlioz (depuis 1942) 
  • au titre de monu­ments ins­crits : l’Hôtel Blanc de Blanville (depuis 1983), actuel Hôtel de ville, l’église Saint-André (depuis 1982), le monu­ment aux morts (depuis 2003), le por­tail de l’hôtel Collomb de Battines (depuis 1979), un immeuble du XVIème place de la Halle (depuis 1977),  l’Hôtel de Bocsozel (depuis 1981), la ferme du Chuzeau dite ferme Berlioz (depuis 2003) et le  domaine des Croisettes (depuis 1997).

La mise en place d’une Aire de Mise en Valeur de l’Architecture et du Patrimoine a pour enjeux et objec­tifs prin­ci­paux la mise en valeur du patri­moine bâti, pay­sa­ger et urbain en place, l’intégration des construc­tions nou­velles, l’aménagement, le trai­te­ment qua­li­ta­tif des espaces urbains ain­si que l’intégration des dis­po­si­tifs de pro­duc­tion d’énergie renou­ve­lable dans la pers­pec­tive d’un déve­lop­pe­ment durable de la ville.

 

Elle ren­force les objec­tifs du plan d’urbanisme :

Les orien­ta­tions portent notam­ment sur la créa­tion de limites urbaines lisibles et durables (prin­cipe vali­dé par l’AVAP tant le main­tien des dif­fé­rentes enti­tés urbaines et pay­sa­gères est impor­tant pour arti­cu­ler les dif­fé­rentes séquences entre elles), sur la pré­ser­va­tion et la mise en valeur du patri­moine archi­tec­tu­ral et urbain (sur l’AVAP), et sur la pré­ser­va­tion des points de vue remar­quables du ter­ri­toire.

En matière d’urbanisation, elle a pour objec­tif le main­tien de la qua­li­té des fronts de rue notam­ment sur les amé­na­ge­ments des entrées de ville, de la qua­li­té des espaces publics et de la requa­li­fi­ca­tion des espaces publics majeurs 

Elle ren­force la pro­tec­tion des espaces natu­rels, agri­coles et fores­tiers en lut­tant contre l’étalement urbain et la consom­ma­tion d’espaces. Le pro­jet acte la fin du mitage du coteau et de la plaine agri­cole et pré­serve les espaces fores­tiers et agro-pas­to­raux. L’arc des parcs Sud est pré­ser­vé et ren­for­cé, tan­dis que les cou­pures d’urbanisation à l’Est et à l’Ouest seront pré­ser­vées.

La com­mune tra­vaille un plan glo­bal de redy­na­mi­sa­tion de son centre bourg.

Elle a enta­mé la sau­ve­garde de cer­tains élé­ments de Patrimoine. Ainsi, les façades du châ­teau ont du être pur­gées suite à des chutes de pierre et une tranche expé­ri­men­tale de réfec­tion est en cours pour vali­der la méthode d’intervention.

Suite à l’effondrement, d’un ilot d’habitat au nord de la halle, un pro­jet pilote de recons­truc­tion est en cours.

Elle sou­haite requa­li­fier la Place Berlioz, porte d’entrée sud de la ville Médiévale. Une orien­ta­tion d’aménagement doit per­mettre de favo­ri­ser la tran­si­tion entre la ville construite au sud et la Place Berlioz (Cet espace est aujourd’hui dis­con­ti­nu du fait de la pré­sence de plus de 10 ha de pépi­nière en friche).

La com­mu­nau­té de com­munes de Bièvre Isère a enta­mé l’élaboration d’un PLU, elle a tra­vaillé en paral­lèle le renou­vel­le­ment de son PLH, et la contrac­tua­li­sa­tion d’une OPAH-RU est envi­sa­gée avec les ser­vices de l’État pour La Côte Saint-André.

Une opé­ra­tion de réno­va­tion de façade a été menée avec l’élaboration d’un plan de colo­ra­tion, elle a per­mis la reprise de nom­breuses façades en centre-bourg.

Dans le cadre du PLH, Bièvre Isère a un PIG qui semble cepen­dant avoir été peu sol­li­ci­té et trop dif­fus, il n’a pas eu de retom­bées spé­ci­fiques sur La Côte Saint-André. Dans le por­té à connais­sance des ser­vices de l’Etat pour le renou­vel­le­ment du PLH, il est indi­qué que la com­mune doit béné­fi­cier d’outils d’accompagnement spé­ci­fiques. La com­mune entame donc les démarches pré-opé­ra­tion­nelles à la mise en place d’une OPAH-RU.

Un repé­rage patri­mo­nial exhaus­tif a été fait dès 2007 par la socié­té Archipat dans le cadre du pro­jet de ZPPAUP.

Circuit patri­mo­nial des­ti­né aux visi­teurs et aux pèle­rins de Compostelle.

Plan de colo­ra­tion des façades.

Valorisation et animation de l’architecture et du patrimoine

Une asso­cia­tion s’est créée pour la pré­ser­va­tion du patri­moine, elle a pour objet le déve­lop­pe­ment d’outils d’animation et de décou­verte de la ville, et la recherche de fonds pri­vés pour per­mettre la réha­bi­li­ta­tion des monu­ments his­to­riques.

Des visites régu­lières de la com­mune sont pro­gram­mées par l’office de tou­risme et ani­mées par des his­to­riens locaux.

Le Musée Hector Berlioz a déve­lop­pé des ani­ma­tions régu­lières autour de Berlioz.

Participation aux jour­nées du Patrimoine – au prin­temps des cime­tières et d’une manière géné­rale à toutes les actions de mise en valeur du patri­moine à l’échelle natio­nale.

Tourisme patrimonial

Les actions de cha­cun des acteurs sont aujourd’hui non coor­don­nées dans le cadre du plan de redy­na­mi­sa­tion du centre bourg, est pro­gram­mé le recru­te­ment d’un ani­ma­teur. Ce der­nier aura pour objec­tif la pro­mo­tion de ce qui est fait et favo­ri­se­ra la syner­gie entre les dif­fé­rents acteurs.

La com­mune accueille chaque année le fes­ti­val Berlioz et tra­vaille sur des expo­si­tions, un affi­chage patri­mo­nial favo­ri­sant la décou­verte, la richesse du patri­moine par les Festivaliers.  La com­mune expose dans les rues des repro­duc­tions des œuvres du peintre Johann Bartold Jongkind enter­ré au cime­tière com­mu­nal sur des murs aveugles. 2018 et 2019 sont deux années intenses pour le Festival, à l’occasion des 150 ans de la mort d’Hector Berlioz, évè­ne­ment relayé sur tout le ter­ri­toire fran­çais

En 2019, à l’occasion du bicen­te­naire de la nais­sance de John Bartold Jongkind, pré­cur­seur de l’impressionnisme, la com­mune va orga­ni­ser une fête popu­laire au châ­teau Louis XI et dans la ville, le 2 juin 2019. En paral­lèle le musée Hébert accueille­ra à Grenoble une grande expo­si­tion de ses œuvres.

Coopération internationale

Travail avec la Commune de nais­sance de Jongkind Latrop et Dordretch en Hollande pour le bicen­te­naire de sa nais­sance.

EXPÉRIENCE PILOTE

  • Des chan­tiers citoyens ont per­mis de réha­bi­li­ter des sec­teurs patri­mo­niaux de la com­mune

Ainsi le canal du Biel creu­sé au 13ème siècle pour ali­men­ter les mou­lins de la com­mune est entre­te­nu par des béné­voles.

La mon­tée du châ­teau, rue Moyen âgeuse consti­tuée de pavés tête de chat a été réha­bi­li­té éga­le­ment par une équipe de béné­vole.

  • Création de l’association côté patri­moine pour la sau­ve­garde et la mise en valeur du patri­moine

En 2018, une asso­cia­tion de pas­sion­nés a été créée. Cette asso­cia­tion a pro­cé­dé au net­toyage des salles clas­sées du châ­teau Louis XI pour per­mettre leur décou­verte par les fes­ti­va­liers mais aus­si leur ouver­ture pour des visites orga­ni­sées. Ils ont réa­li­sé dans cet espace une expo­si­tion 1000 ans d’histoire. Ils vont coor­don­ner les actions de recherche de mécé­nat auprès des entre­prises et par­ti­cu­liers pour la réha­bi­li­ta­tion du Patrimoine Côtois. 11 monu­ments ins­crits ou clas­sés au titre des monu­ments his­to­riques.