Organisée par Sites & Cités Remarquables de France, en par­te­na­riat avec la Ville de Rochefort, la DRAC Nouvelle-Aquitaine et la Caisse des Dépôts, cette ren­contre a ras­sem­blé 90 per­sonnes — élus et pro­fes­sion­nels de col­lec­ti­vi­tés, repré­sen­tants de l’Etat, asso­cia­tions et par­te­naires — au Palais des Congrès de Rochefort.

 

Sites & Cités s’était sai­sie d’un pont essen­tiel, intro­duit en 2016 par la loi LCAP dans l’article L. 631–1. du code du patri­moine : « Les Sites patri­mo­niaux remar­quables sont dotés d’outils de média­tion et de par­ti­ci­pa­tion citoyenne ». Avec l’appui de la DRAC Nouvelle-Aquitaine et le sou­tien de la Banque des Territoires, Sites & Cités a sui­vi quatre ter­ri­toires pilotes de la région Nouvelle-Aquitaine – Bordeaux, Dax, Rochefort et Saint-Léonard de Noblat –, afin d’étudier leurs outils de média­tion et de par­ti­ci­pa­tion citoyenne. L’étude qui en découle met en exergue la diver­si­té des expé­riences menées par les col­lec­ti­vi­tés locales et par les asso­cia­tions et dégage 15 pro­po­si­tions pour la mise en place de ces outils dans les sites patri­mo­niaux remar­quables.

La jour­née de Rochefort a per­mis la res­ti­tu­tion de la nou­velle étude publiée par Sites & Cités : « Quels outils de média­tion et de par­ti­ci­pa­tion citoyenne dans les Sites patri­mo­niaux remar­quables ? ». Les échanges sont venus confir­mer la dyna­mique actuelle des col­lec­ti­vi­tés autour des ques­tions de média­tion et de par­ti­ci­pa­tion citoyenne.

Les pro­pos limi­naires de Hervé BLANCHÉ, Maire de la Ville de Rochefort, Martin MALVY, pré­sident de Sites et Cités remar­quables de France, ancien ministre, Arnaud LITTARDI, Directeur régio­nal des Affaires Culturelles Nouvelle Aquitaine et Rollon MOUCHEL-BLAISOT, Préfet, Directeur du Programme Action Cœur de Ville au Ministère de la Cohésion des ter­ri­toires ont sou­li­gné l’importance du tra­vail de sen­si­bi­li­sa­tion effec­tué depuis un demi-siècle, qui a per­mis un chan­ge­ment des men­ta­li­tés pour une meilleure pré­ser­va­tion en même temps qu’une meilleure inclu­sion du patri­moine dans la vie de tous. En outre, ils ont appuyé le fait que la revi­ta­li­sa­tion des centres villes ne se concré­tise pas sans les citoyens.

Lors de la pre­mière table-ronde, élus et tech­ni­ciens des quatre ter­ri­toires pilotes de l’étude ont pré­sen­té les expé­riences d’une petite, de deux villes moyennes et d’une métro­pole de Nouvelle-Aquitaine. L’existence de plu­sieurs niveaux d’intervention (Métropole /​ Municipalité /​ Intercommunalité /​ Associations) et la néces­si­té de col­la­bo­ra­tion entre les dif­fé­rents ser­vices, notam­ment du patri­moine et de l’urbanisme, ont été sou­li­gnées. Plusieurs inter­ve­nants ont appe­lé de leurs vœux un ren­for­ce­ment du lien entre la ville et ses habi­tants. Si une dyna­mique de réap­pro­pria­tion existe déjà, elle doit d’abord s’appuyer sur une meilleure connais­sance et com­pré­hen­sion, per­mises par les outils d’interprétation et les actions de média­tion. A cet égard, une label­li­sa­tion peut être un argu­ment fort. L’habitant détient alors les clés pour par­ti­ci­per à la poli­tique patri­mo­niale.

La seconde table-ronde a enri­chi les échanges avec les expé­riences menées par le vil­lage viti­cole de Saint-Christophe des Bardes qui a fait appel à un col­lec­tif, par la métro­pole de Toulouse et par les villes d’Angers et Périgueux. Bien que fai­sant face à des pro­blé­ma­tiques variées, les inter­ve­nants se sont accor­dés sur la néces­si­té de fédé­rer l’ensemble des acteurs. A ce titre, les échanges doivent être favo­ri­sés sous toutes leurs formes, de la consul­ta­tion for­melle au café le plus infor­mel.

En conclu­sion, la notion de « droits cultu­rels » a rap­pe­lé la néces­si­té de pla­cer la per­sonne au centre des pré­oc­cu­pa­tions et des poli­tiques publiques.

La visite du nou­veau Centre d’Interprétation de l’Architecture et du Patrimoine de Rochefort, menée par Florence DUBOIS, a per­mis de clore cette jour­née par la pré­sen­ta­tion d’un cas concret de média­tion, qui s’appuie sur un spec­ta­cu­laire plan-relief du XIXe siècle pour offrir des clefs de lec­ture sur la ville.