Retour sur le 1er Symposium international du projet ENERPAT-SUDOE les 22 et 23 mars à Porto

Le 1er sym­po­sium du pro­jet ENERPAT-SUDOE, orga­ni­sé par les par­te­naires du pro­jet euro­péen, a ras­sem­blé une qua­ran­taine de par­ti­ci­pants por­tu­gais, espa­gnols et fran­çais sur deux jours autour de la thé­ma­tique de l’éco-réhabilitation du bâti ancien.

Organisé par Sites et Cités remar­quables de France, char­gé de la dif­fu­sion du pro­jet ENERPAT et Domus Social, agence appar­te­nant à la muni­ci­pa­li­té de Porto, assu­rant notam­ment la ges­tion du parc de loge­ments publics et par­te­naire accueillant, ain­si que l’ensemble des par­te­naires, ce pre­mier évé­ne­ment du pro­jet a ras­sem­blé une qua­ran­taine de par­ti­ci­pants : poli­tiques et tech­ni­ciens des com­munes par­te­naires et de la Direction cultu­relle du Nord Portugal, maî­trises d’œuvres, pro­fes­sion­nels de la ther­mique et arti­sans.

Le sym­po­sium a été intro­duit à deux voix par Fernando Paulo, Président du Conseil d’Administration de Domus Social et Adjoint au Maire de Porto en charge de l’habitat, de la cohé­sion sociale et de l’éducation et Michel Simon, Vice-pré­sident de la Communauté d’Agglomération du Grand Cahors (chef de file du pro­jet) et pre­mier adjoint au Maire de Cahors en charge du déve­lop­pe­ment durable, de l’urbanisme, de l’habitat et du déve­lop­pe­ment urbain.

L’après-midi du 22 mars a connu deux temps forts. Une table-ronde “Comprendre le bâti ancien pour une réha­bi­li­ta­tion durable” ras­sem­blant des experts des trois pays et ani­mée par Paulo Tormenta Pinto, archi­tecte et pro­fes­seur à ISCTE-IUL (Instituto Superior de Ciencias do Trabalho e da Empresa de Lisboa). Elodie Heberlé, Responsable d’activités en Performance éner­gé­tique des bâti­ments
Cerema Est, a axé son dis­cours sur l’importance d’aborder l’éco-réhabilitation dur bâti ancien par une approche glo­bale et notam­ment par un diag­nos­tic alliant audit tech­nique, étude patri­mo­niale et audit ther­mique. Vasco Peixoto de Freitas, Ingénieur Génie Civil et pro­fes­seur à la Faculdade de Engenharia da Universidade do Porto, a quant à lui expo­sé les dif­fé­rences entre les exi­gences de la norme euro­péenne sur la réno­va­tion éner­gé­tique du bâti et les besoins du Portugal au vues de la par­ti­cu­la­ri­té du cli­mat por­tu­gais qui rend le trai­te­ment du confort d’été est pri­mor­dial et les habi­tudes de vie des por­tu­gais qui chauffent peu leurs loge­ments. Enfin, Leandro Camara, Architecte au sein de la Fundacion Santa Maria de Vitoria-Gasteiz par­te­naire asso­cié du pro­jet, a pré­sen­té une réha­bi­li­ta­tion d’un édi­fice du centre his­to­rique de Vitoria, appar­te­nant à l’îlot de la cathé­drale de Vitoria et trans­for­mé en auberge de jeu­nesse dont le pro­jet a inté­gré des maté­riaux bio­sour­cées et une pre­mière réflexion sur l’amélioration éner­gé­tique. En abor­dant dif­fé­rentes échelles de cette large ques­tion qu’est l’éco-réhabilitation du bâti ancien, cette table ronde a per­mis d’exposer la dif­fé­rence de pro­blé­ma­tiques, d’enjeux et de solu­tions pro­po­sées dans les trois pays ras­sem­blés dans ce pro­jet.

En fin d’après-midi, deux visites ont été orga­ni­sées au cœur du centre his­to­rique de Porto. Dans ce cadre, les par­ti­ci­pants ont pu visi­ter un des deux bâti­ments démons­tra­teurs de Porto qui sera réno­vé dans le cadre du pro­jet, en employant notam­ment du liège.  Un second groupe de par­ti­ci­pants a visi­té un autre bâti­ment qui a été réha­bi­li­té par Domus Social dans le cadre de l’initiative ARREBITA’Porto.

La mati­née du 23 mars a été consa­crée à la pré­sen­ta­tion du pro­jet ENERPAT, sa phi­lo­so­phie géné­rale et sa métho­do­lo­gie dans un pre­mier temps et des trois bâti­ments démons­tra­teurs de villes par­te­naires (exis­tant et pro­jet de tra­vaux envi­sa­gé) par les par­te­naires du pro­jet ou les maî­trises d’œuvres asso­ciées.

Un temps fort poli­tique a conclu ce sym­po­sium ras­sem­blant des repré­sen­tants poli­tiques de Porto, Cahors et Vitoria-Gasteiz autour de la table pour évo­quer la stra­té­gie poli­tique ter­ri­to­riale de cha­cune des com­munes et en quoi l’éco-réhabilitation du bâti ancien pou­vait être un levier de la dyna­mi­sa­tion du ter­ri­toire. Michel Simon a abor­dé la stra­té­gie glo­bale ENERPAT mis en place par la Ville de Cahors depuis 2008 afin d’agir sur son centre ancien, avec une pre­mière phase d’étude et de pros­pec­tive et aujourd’hui une phase opé­ra­tion­nelle avec l’engagement de réha­bi­li­ta­tions du bâti notam­ment. Pedro BAGANHA, a indi­qué que la muni­ci­pa­li­té a pris cette pro­blé­ma­tique a bras le corps depuis 2016 et l’élection du nou­veau conseil muni­ci­pal. Enfin, Miguel Ángel GARCIA-FRESCAF, direc­teur de l’Urbanisme de Vitoria-Gasteiz, a insis­té sur la néces­si­té de connais­sance du ter­ri­toire avant d’établir une stra­té­gie d’éco-réhabilitation et mis en avant les études mises en place par la com­mune de Vitoria dans ce sens.

Rendez- vous en novembre 2018 pour le second sym­po­sium à Vitoria-Gasteiz !