Contacts

Maire : Caroline CAYEUX

1, rue Desgroux
60000 BEAUVAIS Cedex
Tél : 03 44 79 40 00
www.beau­vais.fr
www.culture.beauvais.fr

Élue réfé­rente :
Catherine THIÉBLIN, Maire-Adjointe en charge du Patrimoine cultu­rel, du Label Ville d’art et d’histoire et du Label UNESCO

Professionnelle réfé­rente :
Marie ANSAR, Animatrice de l’architecture et du patri­moine
man­sar@beau­vais.fr

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BEAUVAIS

Beauvais voit le jour au début du Ier siècle sur un site maré­ca­geux tra­ver­sé par le Thérain et l’Avelon. Cette agglo­mé­ra­tion prend d’abord le nom de Caesaromagus « Le Marché de César », avant d’être rebap­ti­sée Civitas Bellovacorum, la « Cité des Bellovaques », déno­mi­na­tion à l’origine de son nom actuel.

L’histoire en bref

Au début du Moyen Âge, la ville accède au rang de dio­cèse, siège de l’évêque-comte, per­son­na­li­té puis­sante et influente dans le royaume de France. Pour sym­bo­li­ser sa puis­sance, il édi­fie au cœur de l’ancienne cité antique son palais et sa cathé­drale, édi­fice aux dimen­sions pro­di­gieuses avec les voûtes les plus hautes de l’art gothique.

Dès cette époque, l’activité tex­tile fait la renom­mée de la ville. La maî­trise de ce savoir-faire incite Colbert, contrô­leur géné­ral des finances de Louis XIV, à y implan­ter en 1664 une manu­fac­ture royale de tapis­se­ries dont la célé­bri­té devient euro­péenne. Elle est tou­jours pré­sente aujourd’hui et pro­duit des tapis­se­ries pour le Mobilier natio­nal.

Ville construite en pans de bois et tor­chis, com­plé­tés d’habitats en brique au XIXe siècle, Beauvais garde une image de cité médié­vale jusqu’au prin­temps 1940. 80% du centre-ville sont alors détruits par l’aviation alle­mande. Le conseil muni­ci­pal désigne les archi­tectes Albert Parenty et Georges Noël pour éta­blir le plan de recons­truc­tion dès juillet 1940 et les tra­vaux sont amor­cés en 1946. Le plan anti­cipe le déve­lop­pe­ment et la moder­ni­sa­tion du ter­ri­toire dans sa glo­ba­li­té sans pour autant mar­quer une rup­ture avec les témoins de la ville pas­sée. Un dia­logue entre patri­moine et moder­ni­té est ins­tau­ré par l’emploi de maté­riaux locaux et l’adaptation de formes archi­tec­tu­rales tra­di­tion­nelles.

Politique patrimoniale, labels, procédures et outils

Bien que 80% du centre-ville aient été détruits en 1940, Beauvais pos­sède tou­jours un riche patri­moine, depuis les ves­tiges de son rem­part gal­lo-romain jusqu’aux immeubles de la Reconstruction en pas­sant par ses églises médié­vales dont la plus emblé­ma­tique est la cathé­drale Saint-Pierre.

Si 21 de ces édi­fices sont clas­sés ou ins­crits Monuments his­to­riques, de nom­breuses mai­sons de ville ou anciens bâti­ments indus­triels sont pro­té­gés dans le cadre du Plan local d’urbanisme. Plus de 900 bâti­ments ont été réper­to­riés comme « élé­ment du pay­sage à pro­té­ger, à mettre en valeur ou à requa­li­fier » et cette liste conti­nue à s’allonger puisque plu­sieurs immeubles de la Reconstruction ont été ajou­tés à la der­nière révi­sion du PLU.

Ce patri­moine est entre­te­nu en per­ma­nence. Ainsi, un par­te­na­riat entre l’Etat, la Région, le Département et la Ville a per­mis la res­tau­ra­tion de la cathé­drale et de son quar­tier entre 2004 et 2012. La Maladrerie Saint-Lazare, un impor­tant ensemble hos­pi­ta­lier médié­val du nord de la France, a été réha­bi­li­tée entre 2007 et 2009, ce qui a per­mis son ouver­ture au public. Prochainement, deux vastes pro­grammes de tra­vaux seront ini­tiés sur les églises Saint-Etienne et Notre-Dame de Marissel, deux chefs‑d’œuvre de l’architecture des XIIe et XVIe siècles, ren­fer­mant des vitraux uniques de la Renaissance signés par les Leprince, maîtres-ver­riers beau­vai­siens.

Soucieuse d’améliorer la qua­li­té de l’environnement sur l’ensemble de son ter­ri­toire, la Ville de Beauvais a sou­hai­té créer une Charte de qua­li­té urbaine. C’est un outil péda­go­gique simple et acces­sible à tous, orga­ni­sé autour de trois axes : les devan­tures com­mer­ciales, les ter­rasses, les trot­toirs et la voi­rie. Didactique, cette Charte guide les com­mer­çants dans les démarches à effec­tuer. Son objec­tif est, à terme, de par­ve­nir à une har­mo­ni­sa­tion de l’occupation du domaine public dans le centre-ville. Cette charte a été réa­li­sée en par­te­na­riat avec le CAUE (Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement), avec la par­ti­ci­pa­tion des com­mer­çants, de la Chambre de com­merce et d’industrie et de la Chambre des métiers et de l’artisanat de l’Oise.

  • 2009 : 1ère Fleur d’Or décer­née par le Conseil National des Villes et Villages Fleuris (CNVVF)
  • 2010 : Médaille d’argent au Concours euro­péen de l’Entente flo­rale
  • 2016 : 2e Fleur d’Or décer­née par le Conseil National des Villes et Villages Fleuris (CNVVF)
  • Deux Zones Naturelles d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique (ZNIEFF) de type 1 et 2
  • Une zone Natura 2000

Valorisation et animation de l’architecture et du patrimoine

Avec l’obtention du label Ville d’art et d’histoire en 2012, Beauvais a mis en place une poli­tique de mise en valeur du patri­moine pour ses habi­tants et ce, dès le plus jeune âge. Ainsi, des visites-ate­liers du patri­moine ont été créées pour le public sco­laire et les ALSH (dans le cadre des actions édu­ca­tives péri­sco­laires ins­tau­rées avec la réforme des rythmes sco­laires). Une stra­té­gie de publi­ca­tions per­met l’édition annuelle de bro­chures très atten­dues du public local, per­met­tant d’approfondir l’histoire d’un monu­ment, d’une époque ou encore d’un savoir-faire. Enfin, plu­sieurs ren­dez-vous (Rendez-vous aux jar­dins, Journées natio­nales de l’archéologie…) sont orga­ni­sés chaque année pour faire décou­vrir le patri­moine dans sa diver­si­té, le plus atten­du étant les Journées Européennes du Patrimoine qui réunissent 15 000 visi­teurs.

Pour célé­brer l’obtention du label Ville d’art et d’histoire, la Ville de Beauvais a fait appel à l’agence Skertzò pour conce­voir une mise en lumière de la cathé­drale Saint-Pierre. Ce spec­tacle, inti­tu­lé « Beauvais, la cathé­drale infi­nie », a été inau­gu­ré en mai 2012 et pré­sente l’histoire de ce monu­ment et du patri­moine de Beauvais. Il est accom­pa­gné d’une musique ori­gi­nale. Il a été com­plé­té en 2013 par la mise en lumière de la Galerie natio­nale de la tapis­se­rie, alors deve­nue pro­prié­té de la ville. Ces spec­tacles inves­tissent le quar­tier cathé­dral chaque été et au mois de décembre et ont déjà atti­ré plus de 160 000 visi­teurs.

Dans son dos­sier de can­di­da­ture au label Ville d’art et d’histoire, Beauvais pro­je­tait d’installer son Centre d’Interprétation de l’Architecture et du Patrimoine (CIAP) au sein de la Galerie natio­nale de la tapis­se­rie, alors pro­prié­té de l’Etat. Acquise par la Ville en 2013 et rebap­ti­sée Le Quadrilatère en 2016, elle a accueilli une expo­si­tion de pré­fi­gu­ra­tion du CIAP de 2014 à 2017 qui a per­mis d’expérimenter les fon­de­ments du futur équi­pe­ment de valo­ri­sa­tion du patri­moine. Suite au bilan de cette expo­si­tion, des pre­miers outils seront pro­chai­ne­ment créés pour être pré­sen­tés au public dès 2018.

En 2014, une nou­velle signa­lé­tique d’interprétation du patri­moine a pris place dans les rues de la ville, majo­ri­tai­re­ment dans le centre-ville et le cœur his­to­rique (19 pan­neaux) mais sans oublier les sept quar­tiers péri­phé­riques (10 pan­neaux). En effet, s’ils sont majo­ri­tai­re­ment des­ti­nés aux tou­ristes de pas­sage, leur appor­tant les clefs de lec­ture des prin­ci­paux monu­ments, ils per­mettent aus­si aux habi­tants de décou­vrir leur patri­moine local afin de regar­der leur ville autre­ment.

La signa­lé­tique d’interprétation du patri­moine a été com­plé­tée en 2016 de QR codes consul­tables par smart­phone qui apportent un conte­nu com­plé­men­taire aux textes écrits sur les pan­neaux. Exemple de conte­nu : patrimoine.beauvais.fr

De plus, un site inter­net dédié aux actions cultu­relles du Beauvaisis, inti­tu­lé « Beauvais is culture » a été créé en 2015. Il consti­tue une véri­table atout pour le label Ville d’art et d’histoire. Ainsi, une grande par­tie du patri­moine de la ville y est pré­sen­tée et l’ensemble des res­sources pro­duites par le ser­vice Ville d’art et d’histoire y sont télé­char­geables : culture.beauvais.fr

Enfin, une recons­ti­tu­tion 3D de la Maladrerie Saint-Lazare, édi­fice hos­pi­ta­lier des XIIe-XIIIe siècles, a été réa­li­sée par le ser­vice archéo­lo­gique muni­ci­pal et per­met aux visi­teurs de s’immerger dans ce site d’exception, tel qu’il était au Moyen Âge : maladrerie.fr

Tourisme patrimonial

Beauvais béné­fi­cie d’un riche patri­moine et d’une vie cultu­relle active, res­source essen­tielle pour la pro­mo­tion tou­ris­tique du ter­ri­toire. Ainsi, le ser­vice Ville d’art et d’histoire de la Ville et l’Office de tou­risme de l’Agglomération de Beauvais tra­vaille ensemble au quo­ti­dien pour défi­nir les thé­ma­tiques de visite, orga­ni­ser la pro­gram­ma­tion annuelle des visites et pro­po­ser une offre tou­ris­tique de qua­li­té. De plus, le ser­vice Ville d’art et d’histoire crée pour l’Office de tou­risme des cir­cuits de visite pour adultes et enfants (res­pec­ti­ve­ment inti­tu­lés PARCOURS et EXPLORATEURS) qui sont dif­fu­sés à l’accueil de l’Office au public tou­ris­tique.

Une conven­tion de par­te­na­riat entre la Ville de Beauvais et l’Office de tou­risme de l’Agglomération de Beauvais

Suite à l’obtention du label Ville d’art et d’histoire, la Ville de Beauvais (col­lec­ti­vi­té ter­ri­to­riale) et l’Office de tou­risme de l’Agglomération de Beauvais (EPIC) ont signé une conven­tion défi­nis­sant les mis­sions de leur par­te­na­riat, notam­ment la ges­tion des guides-confé­ren­ciers, équipe qui est co-gérée par les deux orga­nismes. La conven­tion per­met éga­le­ment l’organisation des visites gui­dées sur le ter­ri­toire pour groupes ou indi­vi­duels, adultes ou enfants.

Le quartier cathédral réhabilité de 2004 à 2012 ©Direction de la communication – Ville de Beauvais

EXPÉRIENCE PILOTE

Lors de l’étude de la can­di­da­ture de Beauvais Ville d’art et d’histoire, le minis­tère de la Culture et de la Communication a sou­li­gné la qua­li­té du patri­moine de la Reconstruction de la ville, archi­tec­ture qui a tant été cri­ti­quée durant la seconde moi­tié du XXe siècle. Beauvais a ain­si choi­si de mener une poli­tique à long terme visant à remettre à l’honneur les immeubles édi­fiés après les des­truc­tions de la Seconde Guerre mon­diale. Ils sont pro­gres­si­ve­ment inté­grés au PLU et une étude est menée conjoin­te­ment avec l’architecte des bâti­ments de France, la DRAC et le CAUE en vue de label­li­ser ce patri­moine de la Reconstruction « Patrimoine du XXe siècle ». Pour mieux faire connaître cette archi­tec­ture et apprendre aux habi­tants à la regar­der, dif­fé­rentes res­sources ont été créées dont une publi­ca­tion « Laissez-vous conter la Reconstruction » et un film qui sera un outil per­ma­nent du futur CIAP : « …et solide, je demeu­re­rai. Beauvais, his­toire d’une renais­sance ».

Pour consul­ter le film :