Contacts

Maire : André MELLINGER

Hôtel de ville– BP 205
46106 FIGEAC cedex
Tél : 05 65 50 05 04
secretariat.general@ville-figeac.fr
www.ville-figeac.fr

Élue réfé­rente :
Christine GENDROT, Adjointe au maire en charge de la culture et du patri­moine
cabinet.maire@ville-figeac.fr

Professionnel réfé­rent :
Benjamin PHILIP, Responsable du ser­vice du patri­moine
service.patrimoine@ville-figeac.fr

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FIGEAC

Figeac est une ville d’origine médié­vale, née de l’implantation d’une abbaye béné­dic­tine au IXe siècle au croi­se­ment de routes impor­tantes de l’est du Quercy, aux marges de l’Auvergne et du Rouergue. Le contexte du rayon­ne­ment mar­chand du Quercy au Moyen Âge explique la pros­pé­ri­té de la ville du XIIe au XIVe siècle : Figeac devient une cité mar­chande active qui com­merce avec de nom­breuses villes de France, d’Europe et du bas­sin médi­ter­ra­néen.

 L’histoire en bref

Le plan de la ville se consti­tue au Moyen Âge le long des grands axes rou­tiers qui tra­versent la cité et évo­lue peu jusqu’à nos jours. La ville se pare de nom­breuses mai­sons de mar­chands, aux décors sculp­tés romans ou gothiques, qui consti­tuent aujourd’hui l’un des points forts du patri­moine de la cité. Au milieu du XIVe siècle, la guerre de Cent Ans appau­vrit bru­ta­le­ment la ville, mais une nou­velle période de sta­bi­li­té éco­no­mique s’ouvre sous l’Ancien Régime. Figeac devient la petite capi­tale d’un vaste ter­ri­toire rural et accueille les demeures des familles nobles et bour­geoises de l’est du Quercy. Figeac voit la construc­tion d’hôtels par­ti­cu­liers, la recons­truc­tion et l’embellissement de ses églises, endom­ma­gées lors des guerres de Religion, en style baroque. La ville com­mence à se moder­ni­ser au XIXe siècle, avec la des­truc­tion de quar­tiers insa­lubres et l’élargissement de rues médié­vales, mais les effets de ces trans­for­ma­tions res­tent limi­tés. La ville connait un nou­vel essor au XXe siècle avec le déve­lop­pe­ment de l’industrie aéro­nau­tique. La prise de conscience de la qua­li­té du patri­moine urbain entraîne la créa­tion du sec­teur sau­ve­gar­dé en 1986 et l’obtention du label Ville d’art et d’histoire en 1990.

 Politique patrimoniale, labels, procédures et outils

La poli­tique patri­mo­niale de Figeac s’est mise en place à par­tir de la fin des années 1970 dans une volon­té de réha­bi­li­ta­tion de loge­ments et de dyna­mi­sa­tion du centre his­to­rique. La prise de conscience pro­gres­sive de la qua­li­té de l’architecture urbaine de Figeac explique la créa­tion du sec­teur sau­ve­gar­dé en 1986, dont le règle­ment a été approu­vé en 1999. Quelques réa­li­sa­tions ambi­tieuses de réha­bi­li­ta­tion d’îlots et de res­tau­ra­tion de mai­sons médié­vales, dans un objec­tif de mixi­té sociale avec, notam­ment la créa­tion de loge­ments sociaux, ont pro­gres­si­ve­ment chan­gé l’image de la ville. Une dyna­mique cultu­relle et tou­ris­tique s’est mise en place, nour­rie par l’obtention du label Ville d’art et d’histoire en 1990. Ce label a notam­ment per­mis d’étendre la pro­tec­tion du patri­moine aux quar­tiers du début du XXe siècle et à l’architecture rurale, concré­ti­sée par le PLU de 2011.

OUTILS DE PROTECTION OU DE GESTION DU PATRIMOINE

Le sec­teur sau­ve­gar­dé de Figeac a été créé en 1986, son règle­ment approu­vé en 1999. Il couvre l’ensemble du centre his­to­rique intra­mu­ros et les anciens fau­bourgs médié­vaux (33 hec­tares).

Hors sec­teur sau­ve­gar­dé, un PLU patri­mo­nial approu­vé en 2011 assure la pro­tec­tion de l’habitat du XXe siècle et de l’architecture rurale : des mesures de pré­ser­va­tion spé­ci­fiques ont été mises en place sur plu­sieurs zones d’habitat pavillon­naire des années 1920 à 1940, témoins de l’essor indus­triel de la ville, et une sélec­tion d’édifices ruraux repé­rés par un inven­taire réa­li­sé en 2007.
En 2017, le PLU en cours de révi­sion envi­sage des mesures de pré­ser­va­tion sup­plé­men­taires du patri­moine bâti.

La Ville de Figeac envi­sage dans les années à venir la requa­li­fi­ca­tion de la place Carnot. La mise en valeur de cet espace public fina­li­se­ra le tra­vail conduit sur les espaces publics depuis plu­sieurs décen­nies (pié­ton­ni­sa­tion des rues, place Champollion, place des Écritures). Autre pro­jet à l’étude : la place de la Raison, à l’emplacement du cloître de l’abbaye Saint-Sauveur.
La révi­sion du PLU a débu­té en 2017 et doit mettre en œuvre de nou­velles mesures de pro­tec­tion du patri­moine bâti.

En 2007–2008, réa­li­sa­tion d’un inven­taire opé­ra­tion­nel du patri­moine archi­tec­tu­ral de la zone rurale de la com­mune. Cet inven­taire conduit avec le sou­tien finan­cier de la Région a vu la mise en œuvre de la méthode Mérimée pour repé­rer 600 bâti­ments anté­rieurs à 1940 à l’extérieur de la zone urbaine. En 2007, 70 de ces bâti­ments ont été pro­té­gés au titre du PLU.

Le ser­vice du patri­moine a une poli­tique active d’édition (cata­logues d’expositions thé­ma­tiques, guides tou­ris­tiques…).
À noter, deux publi­ca­tions dans le domaine de la res­tau­ra­tion du patri­moine bâti : Secteur sau­ve­gar­dé mode d’emploi (2007) et Patrimoine bâti rural mode d’emploi (2014). Ces deux publi­ca­tions visent à sen­si­bi­li­ser les por­teurs de pro­jets (pro­prié­taires, maîtres d’œuvre, entre­prises et arti­sans, notaires et agents immo­bi­liers) aux carac­té­ris­tiques du patri­moine figea­cois et aux régle­men­ta­tions en vigueur (PSMV, PLU).

 AUTRESLABELS

  • Grand Site de Midi-Pyrénées
  • Patrimoine mon­dial UNESCO au titre des Chemins de Saint-Jacques en France (hôpi­tal Saint-Jacques)

Valorisation et animation de l’architecture et du patrimoine

La Ville de Figeac mène depuis plu­sieurs années une poli­tique de res­tau­ra­tion et de mise en valeur de ses monu­ments et une poli­tique d’animation du patri­moine por­tée par le label Ville d’art et d’histoire.

Les res­tau­ra­tions les plus emblé­ma­tiques de monu­ments his­to­riques ont été ces der­nières années : l’église Notre-Dame-du-Puy (2000–2003), les salons de l’ancien col­lège (2008–2011). Un pro­gramme plu­ri­an­nuel de res­tau­ra­tion des rem­parts est lan­cé en 2007.
À noter qu’un pro­gramme plu­ri­an­nuel de res­tau­ra­tion des objets d’art pro­té­gés monu­ments his­to­riques a été lan­cé en 2002.

La poli­tique d’animation du patri­moine autour du label Ville d’art et d’histoire repose sur une pro­gram­ma­tion de visites et d’ateliers enfants, d’événements, et d’une pro­gram­ma­tion thé­ma­tique annuelle met­tant en lumière un visage du patri­moine de la ville.

EXTENSION DU LABELVILLE D’ART ET D’HISTOIREENPAYS D’ART ET D’HISTOIRE

La com­mu­nau­té de com­munes du Grand-Figeac (92 com­munes) a lan­cé en 2016 un pro­jet d’extension de Ville à Pays d’art et d’histoire. La can­di­da­ture a été pré­sen­tée au Ministère de la Culture fin 2017. L’extension du label en “Pays d’art et d’histoire” a été approu­vée.

 

Figeac dis­pose depuis 1998 d’un centre d’interprétation de l’architecture et du patri­moine, l’Espace Patrimoine. Situé dans la mai­rie de la ville, il offre aux visi­teurs les clés de com­pré­hen­sion de la ville, balaye les 1200 ans de son his­toire et pré­sente les carac­té­ris­tiques archi­tec­tu­rales et urbaines du sec­teur sau­ve­gar­dé. Il pro­pose une expo­si­tion per­ma­nente de 100 m² sur l’histoire et le patri­moine de la ville et paral­lè­le­ment, il accueille des expo­si­tions tem­po­raires. Une salle d’atelier péda­go­gique est éga­le­ment liée au CIAP. Sa fré­quen­ta­tion annuelle moyenne est de 13.000 visi­teurs. Les recettes annuelles moyennes de sa bou­tique sont de 6000 euros.

Le ser­vice du patri­moine et l’office de tou­risme du Pays de Figeac ont mis en place en 2015 une appli­ca­tion numé­rique de décou­verte de la ville, “les Clés de Figeac”, qui appar­tient à une col­lec­tion de par­cours décou­verte numé­rique coor­don­nés par l’agence dépar­te­men­tale de déve­lop­pe­ment tou­ris­tique Lot Tourisme. Cette appli­ca­tion compte annuel­le­ment 1000 télé­char­ge­ments en moyenne, ce qui en fait l’application numé­rique la plus télé­char­gée de Lot Tourisme.

Le ser­vice du patri­moine réa­lise une expo­si­tion thé­ma­tique annuelle qui explore l’un des visages du patri­moine de la ville :

  • 2017 : Figeac, une his­toire d’archéologie sur les résul­tats de 10 ans d’archéologie pré­ven­tive dans la ville.
  • 2016 : Pèlerins dans la ville sur l’histoire des pèle­ri­nages à Figeac du Moyen Âge à nos jours
  • 2015 : Figeac 14–18 sur l’histoire de la ville pen­dant la Première Guerre mon­diale
  • 2014 : 40 ans dans les Andes sur l’itinéraire de l’aventurier Théodore Ber en Amérique du Sud

Le ser­vice du patri­moine de Figeac a notam­ment pro­po­sé des spec­tacles théâ­tra­li­sés dans les rues de la ville, met­tant en scène son patri­moine de manière ori­gi­nale et inno­vante. Ainsi, en 2015, le spec­tacle Figeac s’écrit la nuit, écrit par la com­pa­gnie Acteurs et pupitres, a don­né une relec­ture noc­turne du thème de l’histoire de la ville en asso­ciant comé­diens pro­fes­sion­nels et ama­teurs.
En 2017 aura lieu l’accueil du spec­tacle Parenthèse, de la com­pa­gnie Feros, arti­cu­lé autour de sculp­tures de feu.

TOURISME PATRIMONIAL

Le tou­risme patri­mo­nial de Figeac concerne deux domaines dis­tincts :

  • le patri­moine archi­tec­tu­ral de la ville (qui relève du label Ville d’art et d’histoire)
  • la mémoire de Jean-François Champollion (autour du Musée Champollion – Les Écritures du Monde, qui ne relève pas du label Ville d’art et d’histoire).

Le tou­risme patri­mo­nial à Figeac est à la fois un tou­risme de décou­verte, appuyé sur l’exploration et la com­pré­hen­sion de la ville his­to­rique, et une acti­vi­té qui accom­pagne la recherche de repos, de res­sour­ce­ment, de convi­via­li­té, de beau­coup de tou­ristes à Figeac.

Les pra­tiques de tou­risme patri­mo­nial à Figeac sont aus­si liées à la décou­verte du ter­ri­toire (sites his­to­riques du pays de Figeac, val­lées du Lot et du Célé) et, plus lar­ge­ment, à celles de grands sites voi­sins (Rocamadour, Conques…).

Une conven­tion signée en 2013 avec l’Office de tou­risme défi­nit les par­te­na­riats sui­vants : 

  • Service du patri­moine et office de tou­risme font tra­vailler la même équipe de guides confé­ren­ciers.
  • Les visites gui­dées de la ville sont por­tées com­mer­cia­le­ment par l’office de tou­risme, mais les conte­nus et la for­ma­tion des guides confé­ren­ciers relèvent du ser­vice du patri­moine.
  • Service du patri­moine et office de tou­risme sont par­te­naires dans la pro­gram­ma­tion annuelle des visites (indi­vi­duels comme groupes) et des ani­ma­tions jeune public hors temps sco­laire.

EXPÉRIENCE PILOTE

Pas d’expérience pilote en cours.