ENERPAT SUDOE

ENERPAT SUDOE (pour éner­gie-patri­moine) est un pro­jet de recherche tour­né vers la thé­ma­tique de l’éco-restauration du bâti ancien.

 

Présentation du pro­jet

Durant trois années consé­cu­tives (juin 2016-juin 2019), des études ain­si que des tra­vaux d’éco-restauration seront menés au sein de trois bâti­ments pilotes, spé­ci­fi­que­ment choi­sis pour leur ancien­ne­té et leur état de dégra­da­tion avan­cé.  Ces trois édi­fices sont loca­li­sés au cœur des centres his­to­riques de trois villes euro­péennes, de l’espace de coopé­ra­tion SUDOE : Porto (au Portugal), Vitoria-Gasteiz (en Espagne) et enfin Cahors (en France).

Au tra­vers du pro­jet ENERPAT SUDOE, ces trois villes vont se mettre en ordre de marche pour tes­ter des tech­niques de réno­va­tion tra­di­tion­nelles ain­si que des maté­riaux bio­sour­cés, natu­rels, recon­nus pour leur capa­ci­té d’isolation et leur faible empreinte sur l’environnement.

Les réno­va­tions qui seront réa­li­sées visent à péren­ni­ser le bâti, tout en amé­lio­rant sa per­for­mance éner­gé­tique, son confort hygro­ther­mique ain­si que la qua­li­té de l’air à l’intérieur. Une approche par les usages sera éga­le­ment déve­lop­pée, dans la concep­tion des pro­jets de réha­bi­li­ta­tion afin de répondre aux attentes actuelles des ménages modernes en termes de pra­ti­ci­té, d’accessibilité et de plai­sir d’usage.

Les expé­ri­men­ta­tions menées s’appuieront pre­miè­re­ment sur l’étude du com­por­te­ment des maté­riaux en labo­ra­toire, puis dans un second temps en condi­tion réelle au sein des trois bâti­ments. Le prin­ci­pal objec­tif étant d’identifier les maté­riaux et tech­niques d’éco-rénovation, les plus adap­tées aux carac­té­ris­tiques tech­niques et patri­mo­niales des bâti­ments mais aus­si aux condi­tions cli­ma­tiques de cha­cune des villes.

La can­di­da­ture du pro­jet ENERPAT SUDOE a été rete­nue le 30 juin 2016, dans le cadre du pre­mier appel à pro­jets lan­cé par Programme Interreg SUDOE (Sud-Ouest Europe). ENERPAT fait par­tie des 34 opé­ra­tions qui seront rete­nues sur près de 500 can­di­da­tures dépo­sées. Premier dans sa caté­go­rie (Economie faible en car­bone), le pro­jet passe de la théo­rie à la pra­tique avec un finan­ce­ment de l’Europe de plus de 1,4 mil­lions d’euros sur 3 ans.

Les par­te­naires :

6 par­te­naires se sont alliés pour tra­vailler ensemble durant trois années, pour mener à bien ce pro­jet :

  • La com­mu­nau­té d’Agglomération du Grand Cahors, chef de file du pro­jet
  • La Sociedad Urbanistica Municipal de Vitoria-Gasteizko Udal Hirigintza Elkartea Ensanche 21 Zabalgune. Société de réno­va­tion urbaine de la muni­ci­pa­li­té de Vitoria-Gasteiz
  • La socié­té Domus Social, agence locale de l’habitat de la muni­ci­pa­li­té de Porto
  • La Fundacion Tecnalia Research & Innovation de Bilbao,
  • l’Institut National des Sciences Appliquées de Toulouse,
  • l’Association Nationale Sites et Cités remar­quables de France

Les étapes-clés :

1

Identifier les solu­tions d’éco-restauration les plus adap­tées aux sites étu­diés afin d’augmenter l’efficacité éner­gé­tique des bâti­ments tout en pré­ser­vant les carac­té­ris­tiques du patri­moine ancien, en amé­lio­rant le confort d’usage et en pré­ser­vant la san­té des habi­tants.

2

Intégrer les avis et choix des pro­fes­sion­nels (arti­sans locaux, agences locales de l’énergie, Maîtrise d’œuvre etc.) ain­si que des labo­ra­toires de recherche, dans la défi­ni­tion du pro­jet de réha­bi­li­ta­tion. Le but étant de co-construire un pro­jet de réha­bi­li­ta­tion adap­té.

3

Améliorer la connais­sance sur l’éco-rénovation du patri­moine bâti ancien. Réaliser des acti­vi­tés de sen­si­bi­li­sa­tion et de for­ma­tion sur la thé­ma­tique de la réno­va­tion du bâti ancien.

4

Diffuser les bonnes pra­tiques et la métho­do­lo­gie éla­bo­rée pen­dant les trois années de tra­vail. Proposer un ensemble de pré­co­ni­sa­tions pour la réno­va­tion, per­ti­nentes au niveau éner­gé­tique, accep­table sur le plan archi­tec­tu­ral et éco­no­miques (mai­trise des coûts). Favoriser la répli­ca­bi­li­té des expé­ri­men­ta­tions qui seront menées.