CENTRE-BOURG

Phénomène par­ti­cu­liè­re­ment visible sur toute la France, les centres-bourgs sont peu à peu délais­sés et perdent leur rôle de cen­tra­li­té. Le taux de vacance des loge­ments et des com­merces aug­mente, la popu­la­tion se pau­pé­rise ou part vers des péri­phé­ries ou pôles plus attrac­tifs.

Pour autant, les centres-bourgs ont de nom­breux atouts pro­pices à la qua­li­té de vie des habi­tants, à la cohé­sion sociale et au déve­lop­pe­ment éco­no­mique local. Leur centre ancien est riche d’un patri­moine ver­na­cu­laire qui peut être un véri­table levier d’attractivité et de redy­na­mi­sa­tion.

L’Appel à Manifestation d’Intérêt sur la revi­ta­li­sa­tion des centres-bourgs (AMI Centres bourgs)

La redy­na­mi­sa­tion des centres-bourgs repré­sente un enjeu majeur pour l’égalité des ter­ri­toires. Aussi, le gou­ver­ne­ment, par le biais des minis­tères du loge­ment, de l’aménagement et des Outre-Mer, a lan­cé en 2014 un appel à mani­fes­ta­tion d’intérêt autour de la revi­ta­li­sa­tion des centres-bourgs. Le com­mis­sa­riat géné­ral à l’égalité des ter­ri­toires (CGET) est char­gé du pilo­tage inter­mi­nis­té­riel du pro­gramme.

Ce dis­po­si­tif pilote mobi­lise près de 40 mil­lions d’euros (notam­ment via le Fonds natio­nal d’aménagement du ter­ri­toire et l’Anah) qui, en com­plé­ment d’autres finan­ce­ments, per­mettent à des centres-bourgs de pro­po­ser un pro­jet de revi­ta­li­sa­tion glo­bal pour créer une offre de loge­ments, de com­merces, d’équipements et de ser­vices adap­tés aux besoins des habi­tants, et ain­si de limi­ter l’étalement urbain.

D’autres outils peuvent com­plé­ter ce dis­po­si­tif, tels que les contrats de ville, les contrats de ter­ri­toire ou de rura­li­té, les ter­ri­toires à éner­gie posi­tive pour la crois­sance verte (TEPCV) ou encore les plans Paysage.

Sur les 300 bourgs iden­ti­fiés à tra­vers la France, 54 ont été rete­nus et sont aujourd’hui accom­pa­gnés par l’Etat. L’AMI Centre-Bourg asso­cie aus­si l’Anah, le Cerema, les minis­tères de la Culture et de la Communication, de la Fonction publique et la direc­tion géné­rale des entre­prises du minis­tère de l’Economie et des Finances.

Ce que fait Sites et Cités remar­quables de France

Le patri­moine est une com­po­sante indis­pen­sable des poli­tiques de redy­na­mi­sa­tion du ter­ri­toire. Il per­met d’offrir un cadre de vie de qua­li­té aux habi­tants, de valo­ri­ser des savoir-faire et maté­riaux locaux, de déve­lop­per l’attractivité tou­ris­tique et de limi­ter l’impact envi­ron­ne­men­tal de nos villes.

Sites & Cités remar­quables de France s’est donc enga­gée, à tra­vers un groupe de tra­vail « Territoires et bourgs-centres », pré­si­dé par M. Bruno MARTY, maire de La Réole, à accom­pa­gner les col­lec­ti­vi­tés membres de son réseau pour abor­der les leviers de redy­na­mi­sa­tion des quar­tiers anciens par le prisme du patri­moine. Différents ate­liers sont orga­ni­sés chaque année afin de per­mettre aux élus et tech­ni­ciens des col­lec­ti­vi­tés, avec des repré­sen­tants des ser­vices de l’Etat, des pro­fes­sion­nels et des experts, de repé­rer, dif­fu­ser et échan­ger sur les bonnes pra­tiques et expé­riences.

Parallèlement, Sites & Cités réa­lise, en par­te­na­riat avec le minis­tère de la Culture et de la Communication, une étude sur la place et le rôle du patri­moine dans les pro­jets lau­réats de l’AMI Centre-Bourg. Cette étude, qui sera ache­vée fin 2017, s’organise en 2 temps :

  • Un bilan-étape syn­thé­tique réa­li­sé auprès des 54 ter­ri­toires lau­réats de l’AMI Centre-Bourg,
  • Une étude plus qua­li­ta­tive réa­li­sée auprès de 6 ter­ri­toires pilotes, membres du réseau de l’association : La Réole, Langres, Lavelanet, Pont-Saint-Esprit, Saint-Flour, Saint-Pierre de La Martinique.